GPES : Le Premier Club de Plongée au Monde

Le Groupement de pêche et d’études sous-marines (GPES), la plus ancienne école de plongée au monde, s’apprête à célébrer ses 85 ans d’existence. Fondé en juin 1941 à Marseille, ce club a joué un rôle clé dans le développement des sports sous-marins. Depuis les années 60, il est établi à La Ciotat et continue de former des plongeurs, du niveau 1 au monitorat, tout en innovant dans ses pratiques.

Le 3 Pépés, l’actuelle vedette aluminium de 12 m du GPES, au mouillage avec, en point de mire, le Bec de l’Aigle.
Photo : Thiele Aune.

Une Tradition d’Accueil et de Sécurité

Samedi 8 novembre 2025, le port de plaisance de La Ciotat s’anime dès les premières lueurs du jour. Lisa Saïdi, cheffe de base, et plusieurs membres du GPES accueillent des plongeurs venus de toute la France. « L’une des priorités de notre ancien président, Jean Barthe, était d’accueillir tous les plongeurs et de faciliter l’accès à la mer », souligne Marc Mannoni, président actuel de l’association. Avec 13 000 plongées organisées chaque année, le GPES doit faire preuve d’une organisation rigoureuse.

Le club fonctionne grâce à deux salariés et un CDD en haute saison, mais repose également sur l’engagement de ses bénévoles pour encadrer les plongées et gérer les opérations quotidiennes. Le bureau est composé de Marc Mannoni (président), Pierrette Morellini (secrétaire générale) et Michel Le Bon (trésorier). « Le GPES perdure grâce à une équipe motivée et impliquée », précise Marc. Les membres du GPES partagent une passion commune pour la baie de La Ciotat.

De gauche à droite : Marc Montons (actuel président), Thierry Aune (membre depuis 1999) et Lisa Saïdi (cheffe de base).
Photo : Alexie Valois.

Des Plongées qui Font Voyager

Les plongeurs, après avoir préparé leur matériel, se dirigent vers les sites de plongée. Certains viennent de loin, comme un groupe de douze plongeurs de l’Indre, ayant parcouru 1 400 km pour quatre plongées en week-end. Catherine, responsable de Bulles Plongée Issoudun, apprécie l’accueil et le savoir-faire du GPES, ainsi que la proximité des sites de plongée.

Lisa Saïdi, monitrice expérimentée, assure la sécurité des plongeurs tout en gérant les réservations et les plannings. Elle supervise 40 encadrants bénévoles, garantissant ainsi un encadrement de qualité. En novembre dernier, le GPES a organisé un stage pour 10 candidats au MF1, avec un taux de réussite de 100 %. La sécurité est une priorité, et le club investit dans des dispositifs modernes pour assurer la protection des plongeurs.

Les 3 pépés fait route vers les site de plongée de La Ciotat. à bord, Lisa Saïdi cumule les responsabilités de directeur de plongée, pilote et monitrice.
Photo : Alexie Valois.

Encadrement Bénévole et Engagement Communautaire

Les conditions de plongée sont idéales : mer calme, température de l’eau à 17 °C et bonne visibilité. Après chaque plongée, Lisa recueille les paramètres des plongeurs tout en leur offrant un thé chaud. Parmi les bénévoles, Jean-François, membre depuis 1997, encadre des plongeurs et s’occupe de la maintenance des équipements. Pierre, instructeur bénévole, forme des étudiants en biologie marine à Aix-Marseille Université.

Le GPES s’engage également dans des projets de science participative. Des plongeurs comme Lola et Christophe, impliqués dans le programme OBLADES, effectuent des comptages de poissons pour contribuer à la préservation de l’écosystème marin.

Observateurs de la Méditerranée

Thierry Aune, membre depuis 1999, dirige l’observatoire OBLADES. « Nous ne sommes pas des scientifiques, mais des plongeurs qui constatons les changements dans nos eaux », explique-t-il. Les bénévoles collectent des données sur les populations marines et les transmettent à des partenaires de recherche. Le GPES collabore avec des universités et des entreprises pour étudier l’impact des changements environnementaux sur la biodiversité.

Vue générale de plongeurs au-dessus des récifs artificiels.
Photo : archives du GPES.

Sensibilisation à la Biodiversité

Le GPES propose également des programmes éducatifs pour les jeunes, comme « Posidonia », qui sensibilise les 8-14 ans à l’écologie marine à travers des ateliers et des baptêmes de plongée. Le club teste des équipements de recyclage des eaux et envisage de remplacer son bateau actuel par une unité à propulsion électrique, un projet soutenu par des financements publics.

Conclusion

Le GPES, avec ses 85 ans d’histoire, continue de jouer un rôle essentiel dans la plongée sous-marine en France. Grâce à son engagement envers la sécurité, la formation et la préservation de l’environnement, il demeure un pilier de la communauté des plongeurs. Les projets innovants et l’implication des bénévoles témoignent de la passion qui anime ce club emblématique.

Cet article, initialement écrit par Alexie Valois pour notre édition papier, a été adapté pour le web.

Photos : Archives du GPES, Thierry Aune, Marc Mannoi, Alexie Valois.

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