Le Kenya, célèbre pour ses safaris dans des parcs renommés tels que Masai Mara, Amboseli et Tsavo, est également un trésor méconnu pour les passionnés de plongée. À proximité de Mombasa, les récifs coralliens de la réserve de Diani – Chale offrent des expériences de plongée uniques, permettant d’observer, à certaines périodes de l’année, le majestueux requin-baleine.

Plongée au Kenya ?
Oui, c’est possible ! Si les terres emblématiques attirent de nombreux amateurs, la côte kényane bénéficie aussi d’un littoral spectaculaire le long de l’océan Indien, parsemé de plages paradisiaques et de sites de plongée exceptionnels. Gaël de Pachtère, chef produit chez Subocea, évoque une tendance des touristes en Tanzanie qui, après leur safari, ajoutent une touche de détente ou de plongée à Zanzibar. Pourquoi ne pas considérer une expérience similaire au Kenya ?

Bien que l’on puisse plonger au large de Lamu, Malindi ou Watamu, c’est principalement le long de la côte sud que les récifs prennent toute leur ampleur. Ces récifs sont connus pour leur microfaune diversifiée. À l’inverse des îles tanzaniennes influencées par le courant des Aiguilles, le Kenya ne profite pas de ces courants riches en pélagiques.
Dylan Perring, instructeur PADI à Diving The Crab, explique que « la saison de plongée s’étend de novembre à avril, avec une visibilité allant de 8 à 13 mètres, pouvant atteindre 20 mètres. Cependant, en juillet et août, la visibilité diminue en raison des vents. » Les mois de février à avril sont jugés les meilleurs pour plonger et maximiser ses chances de croiser le plus gros poisson du monde, le requin-baleine.
Diani Beach et Chale Island : Un paradis côtier
Diani Beach et l’île de Chale sont des joyaux de la côte kényane, célèbres pour leur beauté naturelle et leurs infrastructures touristiques. S’étendant sur 25 kilomètres, Diani Beach est le lieu de villégiature idéal pour se reposer après un safari ou profiter des nombreux bars et des activités nautiques, telles que le kayak, le paddle, la planche à voile et le kite-surf.

À seulement 600 mètres de Galu Beach, l’île de Chale, unique île privée du Kenya, offre une escapade tranquille, accessible en bateau à marée haute et en tracteur à marée basse. Le centre de plongée Diving The Crab, situé à Diani Beach et à Chale Island, accueille les passionnés de plongée depuis 1985. Il est reconnu pour ses efforts de conservation, notamment pour les tortues vertes, et propose des sorties plongée à quelques minutes de navigation du parc marin de Diani – Chale.

Plongée à Diani – Chale : Des sites exceptionnels
La réserve marine de Diani-Chale est un des meilleurs endroits pour plonger au Kenya. Établie en 1995 pour protéger les récifs, elle s’étend de l’estuaire de Tiwi à l’île de Chale, à 35 km au sud de Mombasa. Avec près de 30 sites de plongée, y compris une épave artificielle, la biodiversité est riche. Natacha Desfeux, directrice commerciale chez Subocea, précise que « ces sites regorgent de coraux en bonne santé et d’une multitude de poissons. » Les plongeurs peuvent découvrir une faune variée de l’océan Indien, avec des espèces comme les blennies, poissons-clowns, poissons-faucons, murènes et nudibranches.

Parmi les sites incontournables, l’épave du Funguo, un récif artificiel, abrite des bancs de carangues et de vivaneaux. Kinondo Reef et Tiwi sont également célèbres pour leurs magnifiques formations coralliennes. Chale Corner et Papa Mashillingi, spots prisés, sont réputés pour l’observation des requins-baleines entre novembre et février, attirés par l’abondance de plancton.
Une biodiversité cachée
Les fonds marins kényans cachent de nombreuses surprises. Les plongeurs peuvent rencontrer une diversité incroyable de « critters », terme désignant de petites créatures marines souvent difficiles à discerner sans un guide expert.
Des espèces comme rhinopias, poissons-crapauds, poissons-feuilles et nudibranches méritent d’être découvertes. Les rhinopias, par exemple, sont de redoutables prédateurs, tandis que les poissons-crapauds peuvent se fondre dans leur environnement pour attraper leurs proies. Les poissons-feuilles, avec leur forme aplatie, se camouflent parfaitement dans le récif.


Ces merveilles font de la réserve de Diani – Chale un lieu incontournable pour les amateurs de biodiversité. « Cette richesse des fonds marins, conclut Gaël de Pachtère, offre une expérience insolite aux plongeurs, parfaite pour compléter les découvertes terrestres. » Les amoureux de la nature, photographes et aventuriers trouvent leur bonheur ici.
Témoignages de plongeurs
Natacha Desfeux, Directrice commerciale chez Subocea
« Lors de ma dernière expédition au Kenya combinant safari et plongée, j’étais d’abord enthousiasmée par la perspective des Big Five. La plongée, dont j’avais peu entendu parler, m’a surprise par la qualité des fonds marins. Chaque immersion a été révélatrice, de la beauté des récifs aux poissons-feuilles et rhinopias. »
Isabelle Seidenbinder, Plongeuse Niveau 3
« Le Kenya m’a fascinée depuis mon enfance : sa savane, ses animaux et ses tribus massaïs. Après un safari dans le parc Amboseli, nous avons exploré Tsavo puis terminé sur l’île de Chale, où j’ai découvert une épave pleine de vie marine et des nudibranches fascinants. Chale était le repos parfait après l’aventure, partagé entre photos et cocktails au coucher de soleil.


Les Expéditions by Subocea
Les Expéditions by Subocea combinent activités terrestres et sous-marines pour explorer les points forts d’une destination. Accompagné d’un expert de l’équipe, chaque voyage, limité à 12 participants, favorise convivialité et partage. Le programme inclut plongées, visites, randonnées et découvertes culturelles.

Rencontre avec les Massaï
Les Massaï, emblématiques de la culture kényane, représentent pourtant une petite minorité parmi les tribus du pays. Ils vivent de manière semi-nomade, axée sur l’élevage de bovins. Leur mode de vie traditionnel se révèle dans des villages appelés « enkangs, » composés de huttes circulaires. Reconnaissables à leur « shuka » rouge et à leurs bijoux colorés, ils préservent des rituels forts, centrés sur la religion d’Enkai, le dieu créateur.

Une terre de safari
Le Kenya, situé en Afrique de l’Est, est connu pour sa biodiversité. Des paysages d’Amboseli aux vastes étendues de Tsavo, il est le refuge des « Big Five » et d’autres espèces emblématiques. La grande migration du Masai Mara est un spectacle à ne pas manquer. Le parc national de Nairobi offre une expérience unique, toujours avec le souci de l’accueil chaleureux des Kényans, rendant la visite inoubliable.

Pratique
Comment s’y rendre
Pour un séjour de plongée, atterrissez à Mombasa. Pour un safari, privilégiez Nairobi. Comptez environ dix heures de vol, avec diverses compagnies aériennes.
Formalités
Un passeport valide six mois après l’arrivée et deux pages vierges sont requis. La demande de visa se fait en ligne via le site officiel eVisa Kenya. Les mineurs de moins de 16 ans bénéficient d’un visa gratuit.

Climat
Le Kenya a un climat équatorial, avec deux saisons sèches. La température de l’eau varie entre 25 et 29 °C. La combinaison de plongée de 3 mm est suffisante, bien qu’une de 5 mm soit préconisée pour les frileux.
Visibilité
La visibilité va de 8 à 20 mètres selon les conditions.
Monnaie
Le shilling kényan est la monnaie locale. Des distributeurs et bureaux de change sont disponibles.
Budget
Comptez à partir de 3 650€ pour 10 nuits, trois parcs et 8 plongées.
Prises électriques
Les prises de type G fonctionnent avec une norme de 240 V / 50 Hz. Un adaptateur est donc nécessaire.
Santé
Aucun vaccin n’est obligatoire, bien que la vaccination contre la fièvre jaune soit fortement recommandée. Des traitements anti-malaria et une protection contre les moustiques sont conseillés.
Langue
Les langues officielles sont le swahili et l’anglais.

Lexique élémentaire
– Bonjour : jambo
– Comment vas-tu ? : habari gani ?
– Merci beaucoup : asante sana
– Bienvenue / de rien : karibu
– Ok : sawa
– Pardon : samahani
– Pas de problème : hakuna matata
Cet article, initialement écrit par Fabrice Dudenhofer pour l’édition papier de PLONGEZ!, a été adapté pour le web.
Image d’ouverture © Fabrice Dudenhofer



