Recevez nos articles exclusifs, conseils d'experts et nouvelles passionnantes directement dans votre boîte mail.
Inscrivez-vous à notre newsletter !
Recevez nos articles exclusifs, conseils d'experts et nouvelles passionnantes directement dans votre boîte mail.
Inscrivez-vous à notre newsletter !

Le gaterin arlequin (Plectorhinchus chaetodonoides), aussi appelé sweetlips clown en anglais, compte parmi les trésors méconnus des récifs coralliens de l’Indo-Pacifique. Ce poisson étonne par sa silhouette tachetée et ses comportements uniques, qui attirent autant les plongeurs curieux que les spécialistes de la vie marine. Quels mystères se cachent derrière ses grosses lèvres et son apparence spectaculaire ? Découvrez pourquoi cette espèce mérite toute votre attention lors de votre prochaine exploration sous-marine !

Le gaterin arlequin se fait souvent remarquer… par sa tranquillité ! Tapissé de larges taches brunes, ce poisson se réfugie sous les surplombs, dans les cavités rocheuses ou à l’ombre des tables coralliennes, là où la vie bat son plein. Impressionnant par son calme, il reste étonnamment placide même lorsque des plongeurs s’approchent, contrairement à bien d’autres habitants plus farouches du récif.

Facilement identifiable, il présente de grandes lèvres charnues et une bouche surmontée de dents pharyngiennes. Ces dents lui offrent la possibilité d’émettre des sons, amplifiés par sa vessie natatoire, faisant penser à de petits grognements. Vous comprendrez son surnom anglais de “grunt” (“grogneur”) !
La nature ne manque jamais d’ingéniosité pour assurer la survie de ses espèces, et le gaterin arlequin n’échappe pas à la règle. À l’état juvénile, ce poisson arbore un tout autre aspect : sa robe alterne larges taches blanches et fond brun sombre, rappelant autant le coloris d’un poisson-clown que de certains labres juvéniles.

Ce mimétisme sert avant tout à tenir les prédateurs à distance. En imitant les espèces toxiques ou dangereuses, ces petits poissons profitent d’une protection naturelle. De plus, les jeunes Plectorhinchus chaetodonoides sont célèbres pour leurs mouvements ondulatoires et saccadés, qui évoquent les vibrations d’un ver plat toxique, renforçant ainsi leur stratégie défensive.
Avec l’âge, le gaterin arlequin perd ces couleurs vives et ce comportement excentrique pour adopter une allure plus discrète et une vie plus solitaire.
Cet article, initialement écrit par Anthony Leydet pour l’édition papier de PLONGEZ!, a été adapté pour le web. Photographe : Anthony Leydet. Illustrateur : Cyril Girard.