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J’ai décroché mon niveau 2 : Mon parcours vers l’autonomie en plongée

Cinq ans après mon baptême de plongée et l’obtention de mon niveau 1, je ressens le besoin d’explorer davantage le milieu sous-marin. Le désir de liberté et d’exploration m’a amenée à envisager le passage au niveau 2. Après une formation de dix plongées étalées entre l’été et l’automne, je peux enfin me vanter de posséder ce précieux certificat.

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Notre binôme de plongeuses enfin parfaitement autonomes à 20 mètres. © Nicolas Barraqué

Pourquoi le niveau 2 ?

Obtenir mon premier niveau m’a ouvert les portes de la plongée, mais l’idée de passer au N2 a lentement germer en moi. Ce niveau me permet d’être autonome jusqu’à 20 mètres, une nécessité dans mon environnement de travail où je suis entourée de plongeurs expérimentés. De plus, de nombreux sites de plongée fascinants dans le monde n’acceptent que les plongeurs de niveau 2. Ce certificat élargit mes horizons pour des voyages et des explorations sous-marines, alors que j’étais souvent limitée en tant que N1.

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C’est avec un magnifique coucher de soleil, au mois de novembre, que les deux plongeuses ont clôturé cette formation et décroché leur niveau !

Une formation en binôme

J’ai décidé de poursuivre ma formation avec Georges, mon moniteur depuis mes débuts, et la structure Tribubulles sur la presqu’île de Giens (Hyères, Var). Ayant passé mon niveau 1 en binôme, je voulais réitérer l’expérience. Heureusement, mon amie Charlotte, nouvelle plongeuse N1, a souhaité faire de même. Ensemble, nous avons travaillé main dans la main, ce qui a permis à notre moniteur d’adapter les exercices. Un binôme nous a aidées à nous repérer sous l’eau et à gérer l’équipement de l’autre, renforçant ainsi notre communication et compréhension mutuelle.

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La toute première plongée de cette formation ! La première d’une série de 10 immersions pour décrocher le précieux N2.

L’importance de la pratique

Avant de débuter la formation, Georges nous a demandé de bien étudier le manuel du niveau 2. Mais la théorie ne suffit pas ; la pratique est essentielle. L’un des premiers points abordés lors de nos plongées est le repérage sous l’eau. Bien que je sois douée pour m’orienter à la surface, sous l’eau, c’est une autre histoire. Lors de ma première immersion, j’ai utilisé un compas, mais au moment de revenir au bateau, j’ai perdu mon orientation. Georges m’a alors guidée à l’aide du soleil et des mouvements des posidonies, essentiels pour s’orienter.

Lors d’une autre plongée, nous devions gérer un gilet stabilisateur, contrôlant sa flottabilité tout en maintenant la nôtre. Cet exercice demandait coordination et concentration, tout en nous préparant à aider les autres plongeurs lors des remontées.

Premières explorations à 40 mètres

Au-delà des exercices pratiques, le niveau 2 est aussi la découverte des profondeurs que je ne pouvais pas explorer auparavant. Dès ma première immersion à 40 mètres, je découvre des paysages marins fantastiques, comme des murs de gorgones et des épaves. Cependant, je note rapidement que je ressens le froid plus intensément et que ma consommation d’air augmente considérablement.

Bien que je sois consciente que plus de profondeur signifie une réduction du temps de plongée, l’expérience réelle est différente. Avec une bouteille de 12 litres, je me suis retrouvée à finir une immersion sur l’octopus du moniteur. C’est en apprenant de ces erreurs que je réalise qu’un bloc de 15 litres serait plus adapté pour mes prochaines plongées.

Une autonomie acquise

Au cœur de l’été, plongées dans des palanquées avec des plongeurs N1, je constate à quel point Charlotte et moi avons gagné en indépendance. Nous ne sommes plus au centre de l’attention ; nous gérons nos plongées en binôme, faisant preuve d’autonomie jusqu’à 20 mètres. En cinq mois, alors que d’autres obtiennent leur N2 en quelques semaines, nous avons pris le temps nécessaire pour maîtriser les exercices, et notre dernière plongée en novembre, dans une eau à 19°C, a été un vrai succès.

Vers l’avenir

Avec ma certification en main, je suis enfin prête à accompagner mes collègues sur les mythiques plongées des épaves de la région. Si le N2 semblait être une étape logique après mon N1, je me demande déjà ce que l’avenir me réserve. Peut-être qu’un niveau 3 m’attend dans cinq ou six ans… Pour l’heure, je vais profiter des nouvelles explorations qui s’offrent à moi.

Encadré témoignage : Charlotte Yvorra, N2

Charlotte partage son expérience : « Cette formation a été bien plus complexe que celle du N1. Contrairement au premier niveau où l’accent est mis sur la gestion de son propre matériel, le N2 nous demande de communiquer, de prendre en compte la sécurité de chacun et d’assumer davantage de responsabilités. Bien que nous plongions ensemble, chacune a rencontré ses propres défis. J’apprécie l’entraide sur les bateaux, où l’on m’encourage à surmonter mes difficultés. Après nos trois dernières plongées, il est clair que le travail collectif a porté ses fruits ! »

Cet article, initialement écrit par Margot Harty pour l’édition papier de PLONGEZ!, a été adapté pour le web.

Images © Nicolas Barraqué

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