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Plonger « à l’ancienne » offre une expérience unique, un véritable retour aux racines de la plongée autonome. Pour un passionné ayant commencé à plonger à 15 ans, en 1989, cette aventure promet de raviver des sensations d’un autre temps. Équipé de matériel d’époque soigneusement conservé, je m’apprête à redécouvrir les joies de la plongée des années 60, à l’instar des premiers Homo aquaticus, comme le disait si bien le Commandant Cousteau.

Le matériel que j’ai à ma disposition est un véritable hommage à l’histoire de la plongée :
En ce jour d’été en Méditerranée, nous embarquons sur le bateau de « Plongez ! ». Malheureusement, je n’ai pas trouvé de combinaison d’époque à ma taille, ni en bon état. La température de l’eau, à 24 °C, me permet de plonger en maillot de bain. Avant de sauter à l’eau, je teste le matériel. La sangle en caoutchouc du masque casse immédiatement, mais je la remplace par une sangle en silicone moderne, bien que cela me cause un peu de honte.

Le détendeur Mistral est raccordé à une robinetterie de type international, sans flexible satellite. La Fenzy, bien que fonctionnelle, ne sera pas utilisée, car la mini-bouteille de secours est vide. Je décide de ne pas ajouter de plombs à ma ceinture, me sentant suffisamment dense. Les palmes en caoutchouc sont enfilées, et il est temps de plonger.
Deux assistantes plongent pour capturer ce moment sur carte-mémoire, tandis que je me prépare à sauter. Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend. Je réalise un parfait saut droit, en veillant à maintenir mon matériel en place. La sensation d’entrer dans l’eau est unique, mais je dois m’assurer que mon embout et mon masque restent bien en place.
Après quelques coups de palmes, je refais surface pour un check général. Le masque prend l’eau, mais je parviens à le maintenir en place. La plongée commence véritablement lorsque nous descendons de quelques mètres. Je ressens une appréhension face à ce matériel d’un autre temps, mais aussi une excitation à découvrir ce monde sous-marin.

Connaissant bien le site de plongée, je suis conscient de ce qui m’attend sous l’eau. Cependant, l’expérience est différente avec ce matériel vintage. Je pense aux plongeurs d’autrefois qui découvraient la respiration subaquatique pour la première fois, tout en explorant une faune et une flore vivantes, bien loin des étals de poissonnerie.
Cette plongée vintage me rappelle l’importance de notre équipement moderne : la souplesse, la durabilité des matériaux, la sécurité des capteurs, et le confort des combinaisons. Tous ces éléments rendent la plongée plus accessible et agréable.
Cette expérience m’a replongé dans mes souvenirs de jeunesse. J’avais 7 ans lors de ma première immersion en scaphandre à la pointe de Trefeutec, dans la baie de Douarnenez. Mon père m’avait aidé à enfiler une bouteille, et j’avais découvert l’immense bonheur de respirer sous l’eau. Ce jour-là, j’ai probablement contracté le virus de la plongée, un amour qui ne m’a jamais quitté.

En somme, cette plongée vintage est une belle occasion de redécouvrir les racines de notre passion et d’apprécier le confort de notre matériel moderne.
Cet article, initialement écrit par Yann Valton pour notre édition papier, a été adapté pour le web.
Photos : Nicolas Barraqué.