Deux phoques nagent gracieusement sous une arche de glace, illustrant la beauté fragile des écosystèmes polaires.

Les phoques, d’un pôle à l’autre – Ils les étudient et les protègent

Ces animaux, souvent perçus comme d’adorables créatures se prélassant sur les plages ou les banquises, suscitent une sympathie immédiate. Pourtant, il est crucial de se rappeler qu’ils demeurent des espèces sauvages, peu habituées à la présence humaine, dont la tranquillité est fréquemment mise à mal. C’est pourquoi, en France et ailleurs, divers programmes de recherche et de protection sont mis en œuvre, visant à approfondir nos connaissances sur ces animaux et à préserver leurs habitats.

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Dans la baie de Somme, les colonies de phoques (gris et veaux-marins) sur leurs reposoirs attirent de nombreux curieux venus les observer. © Gilles Martin

En France : Les Phoques Gris et Veaux-Marins de la Baie de Somme

Après avoir disparu de la région dans les années 1960, les phoques ont progressivement recolonisé le littoral nord de la France, en provenance d’autres colonies européennes. La baie de Somme est aujourd’hui un lieu de prédilection pour ces mammifères marins. Au cœur du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, on y trouve deux espèces : le veau-marin (Phoca vitulina) et le phoque gris (Halichoerus grypus). Le parc marin, intégré à l’Office français de la biodiversité (OFB), collabore étroitement avec des chercheurs et des associations locales pour étudier ces animaux et favoriser leur épanouissement dans les estuaires de la région.

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Observation à la jumelle et à la longue-vue sur la pointe du Hourdel par les agents du Parc naturel marin. © Charlie Frelin

Carole Perron, chargée de mission Écosystèmes marins et estuariens à l’OFB, explique : « Tout a commencé avec un gros projet baptisé éco-phoque ». Lancé en 2017 par le centre d’études biologiques de Chizé, ce projet avait pour but d’établir des bases scientifiques solides pour une meilleure compréhension des phoques et de leurs interactions avec les activités humaines. Trois études majeures ont été menées dans ce cadre : le comptage des populations, le suivi de leurs déplacements et l’analyse de leur régime alimentaire.

Trois Études Clés pour la Connaissance des Phoques

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Phoque veau-marin (Phoca vitulina) équipé d’une balise télémétrie dans le cadre de l’étude sur les aires de répartition des phoques de la baie de Somme. © Benjamin Guichard
  • Le recensement des populations : La première étape a consisté à déterminer le nombre de phoques de chaque espèce dans une zone s’étendant de la frontière belge à la baie de Somme. « Par la suite, nous avons financé plusieurs suivis de ces comptages en 2020, 2021 et 2023, ajoute Carole Perron, et avons ainsi réalisé qu’il y avait eu une hausse du nombre d’animaux ! ». Les résultats sont encourageants : le nombre de phoques gris est passé de 400 en 2017 à 515 lors de la dernière campagne, tandis que la population de veaux-marins a augmenté de 700 à 883 individus. Il s’agit de la plus grande colonie de veaux-marins en France métropolitaine. « Les comptages aériens ont eu lieu simultanément pendant la période où les phoques sont les plus nombreux sur les reposoirs, c’est-à-dire en été » précise la chargée de projet.
  • Le suivi des déplacements : Cette étude a permis de cartographier les zones de chasse des phoques et d’évaluer le temps qu’ils passent dans les eaux du parc marin. Une première phase avait été réalisée entre 2008 et 2012, puis renouvelée entre 2019 et 2020. Des balises ont été fixées sur 12 veaux-marins et 15 phoques gris pour collecter les données. « Il est ressorti de cette étude que les veaux-marins sont des animaux plutôt sédentaires, c’est-à-dire qu’ils restent relativement près des côtes et passent 88 % de leur temps au sein du parc marin. Les phoques gris, au contraire, sont de grands voyageurs et ne passent que 41 % du temps dans nos eaux. Ils peuvent nager jusqu’au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas et ne reviennent qu’entre le printemps et l’automne pour se reposer ou mettre bas » explique Carole Perron. Bien que partageant parfois les mêmes lieux de repos, les deux espèces présentent des comportements distincts.
  • L’analyse du régime alimentaire : La troisième étude a révélé que les veaux-marins et les phoques gris ne partagent pas exactement le même régime alimentaire. Bien que leurs proies se chevauchent, la taille de celles-ci diffère. L’analyse des fèces (crottes) collectées sur les reposoirs a montré que « l’alimentation des phoques veaux-marins est composée à plus de 80 % de poissons plats (plies, flets, soles communes, soles pôles, petites soles jaunes, soles perdrix). Chez les phoques gris, elle est composée, pour plus de la moitié, de poissons plats (plies, flets, soles communes…), d’un tiers de poissons ronds (principalement des harengs) et d’environ 10 % de mollusques (céphalopodes) ».

Lutter Contre le Dérangement : Un Enjeu Majeur

Le retour des phoques sur le littoral a suscité un véritable intérêt du public, entraînant une augmentation du nombre d’observateurs. « Il est indispensable de mettre en place des actions pour réduire au maximum le dérangement des animaux, explique Carole Perron, les reposoirs se trouvent sur l’estran et sont très faciles d’accès ». Des activités d’observation encadrées par des guides sont proposées, mais de nombreuses personnes se rendent sur les sites de manière autonome, à pied, en kayak ou en bateau. Le parc marin collabore avec des associations locales comme Picardie Nature, les réserves naturelles, l’observatoire Pelagis et le Réseau national des échouages de mammifères pour mener des campagnes de communication et de sensibilisation. Une charte de bonne conduite est diffusée aux visiteurs, expliquant les gestes à adopter pour observer les phoques sans les perturber.

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L’étude des fèces des phoques a permis de différencier les régimes alimentaires des deux espèces présentes dans les eaux du parc marin. © Louanne Capelle

Carole Perron ajoute : « Nous venons de mettre en place une charte pour des pratiques responsables que nous souhaitons faire signer par tous les professionnels offrant la possibilité d’observer les phoques. Ainsi, nous voulons les former pour qu’à leur tour ils sensibilisent le public et relayent les bons messages ». Des bénévoles sillonnent les sites d’observation durant l’été pour informer les visiteurs et les sensibiliser à la protection de ces animaux sauvages. Des agents assermentés sont également présents pour verbaliser les personnes ne respectant pas les animaux, avec des amendes pouvant atteindre 750 €. « Malheureusement, ça arrive plus souvent qu’on ne le pense, déplore la chargée de projet. Beaucoup de personnes ne se rendent pas compte qu’il s’agit d’animaux sauvages et il vont s’amuser, par exemple, à porter les jeunes. La sensibilisation est importante, une signalétique est présente sur l’ensemble du site, mais quand ça ne suffit plus, on se doit de sanctionner, pour protéger les phoques. »

En France, les phoques sont présents des côtes bretonnes à la frontière belge et bénéficient d’une protection et d’une surveillance importante. Le Réseau national phoque est un projet qui rassemble toutes les données récoltées sur nos côtes afin d’avoir un aperçu global de ces populations et de leur habitat.

Plus d’informations : www.parc-marin-epmo.fr

En Grèce : Le Phoque Moine au Cœur des Préoccupations

Le phoque moine de Méditerranée, l’une des espèces de phoques les plus menacées au monde (classée en danger d’extinction par l’UICN), se concentre principalement dans l’est de la Méditerranée, notamment dans les eaux grecques. Autrefois présent sur les côtes espagnoles, françaises et italiennes, il a aujourd’hui déserté ces régions. La population actuelle est estimée à environ 800 individus, répartis entre la Méditerranée (Grèce, Turquie, Chypre) et l’océan Atlantique (Madère, Mauritanie). Ces animaux, très craintifs, se réfugient dans des grottes isolées pour se reposer, se reproduire et mener d’autres activités sociales.

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La prise de vue aérienne facilite grandement l’observation des phoques moines et de leur comportement par les chercheurs du lonian Dolphin Project, tout en limitant leur dérangement.

Dans les îles Ioniennes, des études ont permis d’identifier les zones privilégiées par ces pinnipèdes. La principale préoccupation actuelle est d’évaluer l’impact des activités humaines à proximité des grottes. En effet, la présence croissante de curieux constitue une menace majeure pour ces phoques. « L’information circule de plus en plus et nous observons une recrudescence de touristes venant, non plus pour simplement effectuer une sortie snorkeling ou une baignade, mais qui ciblent spécifiquement les grottes pour tenter d’observer les phoques » s’inquiète Joan Gonzalvo, coordinateur scientifique et directeur du Ionian Dolphin Project, un programme créé par l’ONG italienne Tethys Research Institute.

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De nombreux bateaux touristiques recherchent les phoques et certains n’hésitent pas à s’approcher très près des animaux.

Des Grottes Sous Surveillance Constante

Le Ionian Dolphin Project s’appuie notamment sur le travail de la fondation Octopus, basée en Suisse, qui a mis au point un système de surveillance des grottes (voir Plongez ! n°31). Ce dispositif comprend deux caméras, placées à l’entrée et à l’intérieur de la cavité, qui prennent des photos automatiquement à intervalles réguliers. Cet outil permet de détecter la présence des phoques, de les identifier et d’étudier leur comportement.

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Une scène adorable entre deux phoques, immortalisée lors d’une sortie d’observation des équipes du lonian Dolphin Project.

Julien Pfyffer, fondateur et président de la fondation Octopus, explique : « Nous savons désormais où se trouvent les phoques, nous monitorons 7 grottes dans la zone, mais nous devons désormais savoir si les activités humaines influent sur le comportement des phoques et leur fréquentation des grottes ». Un groupe de 25 à 30 phoques a été identifié dans une zone géographique bien spécifique*.

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Un projet est déposé auprès du ministèreère de l’Environnement grec afin de créer une zone de protection qui garantissait la garantirait la tranquillité des phoques moines dans le sgrottes les plus fréquentées par les animaux.

Selon Julien Pfyffer, « ces individus se portent bien d’après nos derniers relevés. Leur nombre est stable mais notre crainte est que la pression humaine devienne trop importante et que les phoques finissent par déserter les lieux. » L’inquiétude porte particulièrement sur les femelles et leurs petits, car le dérangement causé par les visites de grottes peut entraîner l’abandon du chiot par sa mère. La période touristique (mi-avril à fin septembre) coïncide en partie avec la période de naissance des phoques (septembre à novembre), ce qui rend les chercheurs particulièrement attentifs aux perturbations potentielles.

Vers la Création de Zones de Protection Renforcée

En complément de la surveillance des grottes, les équipes du Ionian Dolphin Project effectuent régulièrement des observations en mer pour étudier les mammifères marins présents dans la région. Ils utilisent la photo-identification (reconnaissance des individus grâce aux cicatrices sur leur corps) et mènent une étude acoustique en collaboration avec l’université de St Andrews, en Écosse. Cette étude vise à analyser les sons émis par les phoques sous l’eau (un domaine encore méconnu) et à établir un lien entre la présence des phoques et les nuisances sonores causées par les bateaux. Une nouvelle étude, menée en partenariat avec l’université d’Hawaï, utilise des drones pour identifier, mesurer et observer le comportement des phoques depuis les airs.

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Apparition furtive d’un phoque moine dans une grotte. © Nicolas Barraqué.

Joan Gonzalvo : « L’idée générale derrière toutes ces recherches est d’identifier les sites les plus souvent fréquentés par les phoques, leur abris clés, afin de créer une aire marine protégée ». Une proposition a été soumise au ministère grec de l’Environnement, visant à réglementer les activités humaines dans un rayon de 200 mètres autour des grottes les plus fréquentées (un site inhabité). Joan Gonzalvo espère « qu’ils vont réaliser à quel point il est important de protéger les phoques moines et que le tourisme peut avoir un impact dévastateur sur cette espèce déjà fragile ».

Pour sensibiliser les usagers de la mer, le Ionian Dolphin Project propose des guides de conduite simples, expliquant comment minimiser l’impact sur les animaux. La plateforme permet également de signaler les rencontres avec des phoques ou des dauphins, permettant au public de contribuer aux observations scientifiques.

Pour en savoir plus : www.ioniandolphinproject.org et www.tethys.org

Retrouver les recherches de la Fondation Octopus www.octopusfoundation.org

A la demande des chercheurs sur place, nous ne donnerons aucune information sur la localisation précise de ces grottes, afin de ne pas alimenter le tourisme lié aux phoques moines.

La Monk Seal Alliance : Un Soutien Essentiel

Le travail du Ionian Dolphin Project est soutenu par la Monk Seal Alliance, un consortium créé en 2019 pour financer la recherche, la réhabilitation et la protection du phoque moine de Méditerranée. Cette alliance regroupe cinq membres fondateurs : la fondation Prince-Albert-II-de-Monaco, la fondation MAVA, la fondation Segré, la fondation Sancta Devota et la fondation Thalassa.

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Les eaux grecques voient de plus en plus de touristes venus spécifiquement pour les phoques, parfois au détriment de la tranquillité des animaux.

La Monk Seal Alliance encourage la collaboration entre les acteurs locaux pour optimiser les actions de conservation et finance des projets concrets sur le long terme. Elle soutient actuellement sept projets en Grèce, Turquie, Mauritanie, Madère, Italie, mer Adriatique et sur les côtes méditerranéennes méridionales, avec un financement de trois ans par projet.

« Les appels à projets de la Monk Seal Alliance sont conçus pour inciter les acteurs à collaborer, en évitant la duplication des activités et le gaspillage des ressources, et en augmentant l’efficacité des financements en abordant la conservation du phoque moine de manière stratégique, holistique et dans toute l’aire de répartition de l’espèce. »

Pour en savoir plus : www.monksealalliance.org

Au Canada : Les Phoques Menacés par la Fonte de la Banquise

Au Québec, les trois espèces de phoques les plus fréquemment observées sont le phoque gris, le phoque commun et le phoque à selle (ou phoque du Groenland, Pagophilus groenlandicus). Ces animaux font l’objet de suivis de populations réguliers et d’études. Xavier Bordeleau, chercheur en écologie des pinnipèdes à l’Institut Maurice Lamontagne, explique : « Nous avons un programme de recherche pluridisciplinaire sur l’écologie des pinnipèdes, principalement dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Nous menons plusieurs projets de recherche sur différentes espèces, surtout sur le phoque gris et le phoque commun, mais aussi sur le phoque du Groenland et le phoque à capuchon. Nous étudions, entre autres, l’utilisation de l’habitat, le comportement, la démographie, ainsi que la diète et les interactions proies-prédateurs ».

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Les éléphants de mer du sud (Mirounga leonina) sont d’excellents apnéistes et peuvent atteindre des zones inaccessibles à l’homme.

L’évolution de l’habitat des phoques est une préoccupation majeure pour les chercheurs, en particulier pour les phoques du Groenland et les phoques gris, qui mettent bas sur la glace. La diminution de la couverture de glace dans l’estuaire contraint les femelles à mettre bas sur la terre ferme ou à rechercher de nouveaux sites.

Un projet de suivi télémétrique des jeunes phoques a été lancé cette année pour étudier leurs comportements et leurs zones de chasse durant leurs premières semaines de vie, afin de déterminer s’ils diffèrent de ceux des adultes.

Un travail de sensibilisation est également mené auprès du grand public pour éviter le dérangement des animaux, notamment des jeunes phoques attendant le retour de leur mère sur la rive, souvent considérés à tort comme étant en détresse. Le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins joue un rôle important dans cette sensibilisation. Près de 200 bénévoles travaillent activement pour cet organisme, qui gère les appels concernant les mammifères marins en difficulté. Un grand nombre de ces appels concernent les phoques.

Les Phoques, Sentinelles du Climat

En 2004, des chercheurs ont équipé une dizaine d’éléphants de mer du sud de balises permettant de collecter des données de température et de salinité. L’objectif était d’accéder à des zones difficilement accessibles aux humains ou aux robots (eaux froides, présence de glace), mais que les éléphants de mer fréquentent sans difficulté, parfois à des profondeurs atteignant 2 000 mètres. Ces données fournissent des informations précieuses sur le plan écologique (réchauffement climatique, mouvements des glaciers) et météorologique. Les capteurs sont conçus pour se détacher lors de la mue des animaux, après plusieurs mois de collecte.

Au fil des ans, des milliers d’animaux ont contribué à alimenter une vaste base de données utilisée par de nombreux chercheurs à travers le monde. En 2015, la plateforme MEOP (Marine Mammals Exploring the Oceans Pole-to-Pole) a été lancée. Ce consortium, regroupant 11 pays, rassemble les données recueillies par les scientifiques sur différentes espèces de phoques et dans diverses zones géographiques. Plus de 600 000 données de température et de salinité ont été collectées sur ce portail.

Plus récemment, le projet AniBOS (Animal-Borne Ocean Sensors) a été approuvé par l’UNESCO dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’océan (2021-2030). Il fournit des données océanographiques sur les océans polaires et tropicaux, collectées par bio-logging (capteurs fixés sur des animaux marins). AniBOS intègre ces données pour améliorer la capacité des chercheurs à observer et à prévoir les processus climatiques mondiaux, ainsi que le comportement des animaux.

Au-delà de la salinité et de la température, de nombreuses autres mesures océanographiques sont effectuées à l’aide de ces capteurs, comme la fluorescence ou l’oxygène dissous. D’autres sont en cours de développement.

Ces capteurs fournissent également une multitude de données sur les mouvements et le comportement des phoques, établissant un lien direct entre l’état de l’environnement et les performances des animaux. Ces connaissances sont essentielles pour protéger les phoques et leurs habitats contre l’augmentation des activités humaines.

Le portail MEOP : www.meop.net

Le projet AniBOS : www.anibos.com

Cet article, initialement écrit par Margot Harty pour l’édition papier de PLONGEZ!, a été adapté pour le web.

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