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Ces animaux, souvent perçus comme d’adorables créatures se prélassant sur les plages ou les banquises, suscitent une sympathie immédiate. Pourtant, il est crucial de se rappeler qu’ils demeurent des espèces sauvages, peu habituées à la présence humaine, dont la tranquillité est fréquemment mise à mal. C’est pourquoi, en France et ailleurs, divers programmes de recherche et de protection sont mis en œuvre, visant à approfondir nos connaissances sur ces animaux et à préserver leurs habitats.

Après avoir disparu de la région dans les années 1960, les phoques ont progressivement recolonisé le littoral nord de la France, en provenance d’autres colonies européennes. La baie de Somme est aujourd’hui un lieu de prédilection pour ces mammifères marins. Au cœur du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, on y trouve deux espèces : le veau-marin (Phoca vitulina) et le phoque gris (Halichoerus grypus). Le parc marin, intégré à l’Office français de la biodiversité (OFB), collabore étroitement avec des chercheurs et des associations locales pour étudier ces animaux et favoriser leur épanouissement dans les estuaires de la région.

Carole Perron, chargée de mission Écosystèmes marins et estuariens à l’OFB, explique : “Tout a commencé avec un gros projet baptisé éco-phoque”. Lancé en 2017 par le centre d’études biologiques de Chizé, ce projet avait pour but d’établir des bases scientifiques solides pour une meilleure compréhension des phoques et de leurs interactions avec les activités humaines. Trois études majeures ont été menées dans ce cadre : le comptage des populations, le suivi de leurs déplacements et l’analyse de leur régime alimentaire.

Le retour des phoques sur le littoral a suscité un véritable intérêt du public, entraînant une augmentation du nombre d’observateurs. “Il est indispensable de mettre en place des actions pour réduire au maximum le dérangement des animaux, explique Carole Perron, les reposoirs se trouvent sur l’estran et sont très faciles d’accès”. Des activités d’observation encadrées par des guides sont proposées, mais de nombreuses personnes se rendent sur les sites de manière autonome, à pied, en kayak ou en bateau. Le parc marin collabore avec des associations locales comme Picardie Nature, les réserves naturelles, l’observatoire Pelagis et le Réseau national des échouages de mammifères pour mener des campagnes de communication et de sensibilisation. Une charte de bonne conduite est diffusée aux visiteurs, expliquant les gestes à adopter pour observer les phoques sans les perturber.
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