Mes premières photos sous-marines : un voyage inoubliable
Il y a un peu plus de deux ans, j’ai eu l’opportunité de plonger dans la mer Rouge, armée d’un appareil photo sous-marin. À 14 ans, cette aventure était pour moi l’occasion de capturer les souvenirs de mon tout premier voyage de plongée. Depuis, cet appareil ne me quitte plus !


Une initiation ludique à la photographie sous-marine
Ma première expérience avec un appareil photo s’est déroulée lors de ma formation avec Georges Burel, du club Tribubulles à Giens. Pour rendre l’exercice technique plus amusant, Georges a eu l’idée de me donner un téléphone dans une housse étanche. Cet exercice m’a permis de me concentrer sur ma flottabilité tout en m’occupant les mains. Cette astuce a été très efficace et m’a aidée à améliorer ma technique de plongée.
Cap sur Sataya
Quelques mois plus tard, je me suis envolée vers le lagon de Sataya en mer Rouge. J’avais suivi une formation complète pour pouvoir plonger en apnée avec les dauphins et en bouteille pour explorer les récifs colorés qui entourent le lagon. Bien que mon père soit un photographe aguerri, j’avais envie de capturer mes propres souvenirs. Pour cette aventure, j’ai eu la chance d’utiliser un TG5. Sans flash ni phare, j’étais déterminée à être autonome sous l’eau.
Lorsque je suis enfin sous l’eau, je suis émerveillée. En rencontrant les dauphins, je me laisse emporter par l’excitation et déclenche des photos un peu au hasard. La rapidité de ces créatures rend la tâche difficile, mais la chance du débutant m’a souri, me permettant de capturer quelques images mémorables.

Découverte des merveilles sous-marines
Une fois au récif, j’ai eu plus de temps pour me concentrer sur mes sujets. En tant que novice en eaux tropicales, je découvre des poissons coralliens aux formes et couleurs incroyables. Parmi eux, le poisson-ballon masqué, avec sa bouille de petit Zorro rondouillard, est devenu mon préféré. Bien que mon père, équipé de phares puissants, m’aide parfois à éclairer mes sujets, je m’efforce de compter sur la lumière naturelle du soleil.
Une semaine prolifique : 3 000 photos
Au cours de cette semaine, j’ai pris plus de 3 000 photos ! Chaque fois que je croisais un poisson qui m’intéressait, je déclenchais l’appareil. J’ai ramené de nombreux portraits de poissons-ballons masqués, de poissons-papillons et de coraux colorés. Le tri de ces images a été un véritable défi. Chaque soir, je les examinai, incapable de jeter même les plus floues. Malgré les défauts de cadrage et les moments manqués, ces photos représentaient mes premières expériences et je leur trouvais toujours une excuse pour ne pas les abandonner.

Le chemin du tri
Il m’a fallu du temps pour commencer à trier ces images. Au-delà de leurs imperfections, elles témoignaient de tout ce que j’avais vu et vécu. Elles étaient les souvenirs de mes magnifiques plongées, de mon premier voyage plongée, et de tant de premières fois.
Aujourd’hui, je ne me vois plus plonger sans mon appareil. J’ai probablement hérité du virus de la photographie de mon père. Avec le temps, j’ai acquis suffisamment d’expérience en plongée et en photographie pour m’améliorer. Je commence à regarder mes images avec un œil critique, ne conservant que les meilleures. Petit à petit, je déclenche moins souvent, apprenant ainsi ce que signifie vraiment être photographe sous-marin.
Conclusion
Mon aventure sous-marine a été marquée par des découvertes, des souvenirs inoubliables et une passion grandissante pour la photographie. Chaque plongée est désormais une occasion d’explorer et de capturer la beauté des fonds marins. Je suis impatiente de continuer à apprendre et à m’améliorer dans ce domaine fascinant.
Cet article, initialement écrit par Léane Barraqué pour l’édition papier de PLONGEZ!, a été adapté pour le web.
Photos © Léane Barraqué, Nicolas Barraqué




